Pourquoi portons-nous des masques ?

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Durant la période de carnaval, les gens aiment se déguiser et porter des masques. Mais n’est-ce pas la même chose dans la vie quotidienne ? On se salue en se disant : « comment ça va » en s’attendant à ce que notre interlocuteur nous réponde : « ça va ». Nos relations sont plutôt superficielles. En a-t-il été toujours ainsi ? Je ne le crois pas car au commencement l’homme et la femme entretenaient des rapports paisibles et profonds entre eux. Ils avaient aussi tous les deux une bonne relation avec Dieu. L’harmonie régnait entre eux.

Que s’est-il donc passé pour que la situation se soit détériorée ? L’homme et la femme ont désobéi à Dieu en prenant ce qui leur était défendu. Avant de pécher ils entretenaient avec Dieu une communion parfaite. Aucun mur, aucune distance, aucune tension ne les séparaient. Mais le péché a entrainé des conséquences terribles. L’une d’entre elles fut la naissance d’un sentiment nouveau : la crainte.

Quand il ressentit ce sentiment, Adam prit la fuite devant Dieu et se cacha. C’est alors que Dieu l’appela en posant une question : « Adam, où es-tu ? » Peut être Dieu voulait-il qu’Adam prenne ainsi conscience de sa situation et confesse ainsi son péché.

Remarquez la réponse d’Adam : « J’ai eu peur parce que je suis nu ; je me suis donc caché ». (Genèse 3.10) Il y a tout d‘abord l’émotion fondamentale d’Adam : J’ai eu peur. Ensuite, nous voyons sa motivation première : parce que je suis nu. Et enfin, nous découvrons sa stratégie de base : je me suis caché.

Aujourd’hui encore, c’est ce réflexe qui prédomine. Quand vous rencontrez quelqu’un pour la première fois vous avez tendance à vous cacher. Pourquoi ? Parce qu’au fond de nous il y a toujours une crainte. D’où vient ce sentiment ? Peut-être que nous avons peur du regard de l’autre sur nous même. Va-t-il nous accepter ou nous rejeter ? Nous savons qu’il y a quelque chose de faussé en nous. Nous ne sommes pas ce que nous devrions être.

La fonction principale d’un masque est de protéger. Oter son masque signifie la perte de cette protection. Celui qui s’expose peut s’attendre à subir un rejet sous une forme ou sous une autre. L’indifférence, la critique, l’irritation, l’impatience, le sarcasme, le repli et la réprobation ne sont que quelques-unes des nombreuses manières de repousser quelqu’un et de mépriser sa personne. Au plus profond de nous-mêmes, nous craignons tous le rejet, sous une forme ou sous une autre.

Quelle est la solution à ce problème ? Jésus Christ est venu pour nous débarrasser de ce sentiment de honte. Il est mort sur la croix pour expier nos péchés. Il a pris sur lui nos craintes et notre culpabilité. En Lui nous sommes de nouveau acceptés par Dieu à cause du sang de Jésus qui nous purifie de toutes souillures. Pour nous, il n’y a plus maintenant de condamnation. Dieu ne nous voit plus sale mais propre. Il a en face de Lui la perfection de son Fils chaque fois qu’il nous regarde. Nous n’avons plus besoin de porter de masque car nous sommes acceptés en Christ .

Jean Schrumpf

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