CNEF : Etats généraux de la bioéthique

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États généraux de la bioéthique 2018
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Procréation médicalement assistée (PMA)
La procréation médicalement assistée (PMA) est autorisée en France pour pallier à une infertilité médicalement constatée, chez un couple constitué d’un homme et d’une femme, ou pour éviter la transmission génétique d’une maladie grave. Les parents de l’enfant, père et mère, qui seront reconnus par l’état civil sont ceux qui forment le couple ayant eu recours à la procréation médicalement assistée.

Nous désignons par « PMA sans père », l’usage de l’assistance médicale à la procréation, à des fins de satisfaction d’un « besoin d’enfant » pour des femmes seules ou bien pour des couples de femmes. Pas de problème d’infertilité, pas de problème de transmission d’une maladie génétique, cette fois la médecine répond à une demande personnelle et l’enfant qui naîtra n’aura pas de père.

Le philosophe François-Xavier Bellamy n’hésite pas à parler d’un « monde où la médecine ne servirait plus à réparer les corps, mais à les mettre au service de nos rêves. Ce n’est plus un acte médical : c’est une prestation technique. La différence est aussi grande, qu’entre greffer un bras à une personne amputée, et greffer un troisième bras sur un corps sain. »

La conclusion de la Commission d’éthique protestante évangélique est claire : « Nous, protestants évangéliques, nous sommes opposés à la fabrication d’enfants pour satisfaire des couples socialement stériles. »

Fin de vie
L’euthanasie est définie comme un « acte d’un tiers destiné à mettre délibérément fin à la vie d’une personne à sa demande, afin de faire cesser une situation qu’elle juge insupportable » (rapport Sicard 2012). Le suicide assisté est défini comme une euthanasie réclamée par le malade, qui n’est pas commise mais seulement facilitée par un tiers qui fournit au patient les moyens de mettre fin à sa vie par lui-même. Ces pratiques sont aujourd’hui officiellement interdits en France : « le médecin n’a pas le droit de provoquer délibérément la mort » (art R4127-38 du CSP).

Jusque là, la société a régulièrement progressé vers une conception toujours plus forte de la dignité de toute personne humaine. Le refus de la peine de mort en est un signe. Il est important de maintenir l’interdit de donner la mort par euthanasie ou d’en donner les moyens dans le cas du suicide assisté.

La place des soins palliatifs est au coeur du débat. Il s’agit de « tout ce qu’on peut encore faire quand il n’y a plus rien à faire pour guérir » c’est à dire continuer à prendre soin de l’autre dans toutes ses dimensions (physique, psychique, sociale, familiale et spirituelle). C’est donc une vraie réponse à la fois humaniste et chrétienne à la fin de vie.

Le Comité protestant pour la dignité humaine invite les chrétiens à rester vigilants sur les évolutions sociétales et législatives pour prévenir les dérives vers une légalisation de l’euthanasie ou du suicide assisté.
Les chrétiens évangéliques croient que l’humain ne doit pas céder à la tentation du « je décide » mais accepter sa dépendance à Dieu.

Enjeux et prière
Prions pour les associations qui vont unir leurs forces spirituelles et réflexives dans les débats qui commencent. Sur le plan évangélique, le CNEF travaille de concert avec le Comité protestant évangélique pour la dignité humaine (CPDH), avec les Associations Familiales Protestantes (AFP), la Commission d’éthique protestante évangélique (CEPE), et l’association des juristes chrétiens Advocates France, juristes et chrétiens.

Intercédons en faveur de tous, prions pour la cohésion fraternelle de ces associations qui mettent en commun les ressources que Dieu leur a données, avec respect et modestie.
Demandons à Dieu du discernement. L’éthique chrétienne n’est pas une morale toute faite, où tout est réglé d’avance, où il suffit uniquement de savoir ce qui est permis ou défendu. Jésus et ses apôtres nous appellent plutôt au discernement, à un comportement responsable. L’Ecriture nous donne des repères pour grandir en discernement et exercer notre responsabilité dans la société. Nous avons besoin du secours de l’Esprit Saint.
Pour contribuer au débat national :

Des débats vont avoir lieu un peu partout en France selon des modalités diverses: conférences, tables rondes, ateliers… Ces manifestations sont signalées sur le site des États généraux de la bioéthique, qui permet également une participation en ligne. L’ensemble des contributions devrait faire l’objet d’un rapport de synthèse qui sera remis fin mai par le CCNE.
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Nous vous encourageons à une forte implication.
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Bien fraternellement,
L’équipe du CNEF

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